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Carnet de voyages

Mylène et Julien


Moalboal et Malapascua, sur l'île de Cebu

Publié le 8 Janvier 2017, 08:46am

Catégories : #Philippines

Moalboal et Malapascua, sur l'île de Cebu
Moalboal et Malapascua, sur l'île de CebuMoalboal et Malapascua, sur l'île de Cebu
Moalboal et Malapascua, sur l'île de CebuMoalboal et Malapascua, sur l'île de CebuMoalboal et Malapascua, sur l'île de Cebu

Nous sommes heureux de retrouver l'Asie du Sud-Est, région que nous aimons tant : ses villages colorés débordant de vie, ses routes pleines à craquer de tuk-tuks (simplement appelés ici tricycle), son désintérêt flagrant pour les constructions solides ou bien pensées, sa jungle épaisse et ses palmiers aux larges feuilles paresseuses, son air chaud et épicé, ses meutes de chiens errants et ses coqs arrogants, son brouhaha ambiant, mélange de bruits mécaniques, de musique électronique locale de mauvais goût, de rires et de cris… Ces mêmes choses qui nous rendront complètement fous dans quelques semaines, quelques mois tout au mieux.. et qui nous rendront prêts à tout pour quitter la région.

Nos premières impressions aux Philippines sont excellentes. Les gens sont très sympathiques, bienveillants, ils parlent un très bon anglais (ce fut une colonie américaine au début du XXème siècle, nos lecteurs les plus âgés s'en souviendront certainement). La cuisine n'est pas la meilleure de la région mais on nous avait prévenu et nos estomacs sont habitués à survivre autour d'une base alimentaire essentiellement constituée de pizzas, très faciles à trouver ici de toute façon. La chaleur est présente sans être étouffante, tout commence bien.

Nous atterrissons à 3h du matin à Cebu, et finissons le peu de nuit qu’il nous reste dans un hôtel sur l'île de Mactan. L'île même où le tour du monde et la vie de Magellan s'arrêtèrent tristement il y a presque 500 ans. Après avoir offert les Moluques (archipel plus au sud et appartenant aujourd'hui à l'Indonésie) au Portugal, il décida d'offrir les Philippines (d'ailleurs nommées ainsi plus tard en hommage au roi Philippe) au royaume d'Espagne. Malheureusement pour lui une minuscule tribu locale menée par le légendaire Lapu-Lapu ne vit pas les choses de la même façon et ses fléchettes empoissonnées triomphèrent du capitaine portugais. Les navires de Magellan regagnèrent l’Espagne sans lui et terminèrent ainsi la première circumnavigation de l’histoire.

Sur ce nous rejoignons la station balnéaire de Moalboal à seulement une centaine de kilomètres au sud de Cebu. Il nous faut quand même près de 4 heures pour rejoindre la ville en bus, les routes n’étant pas propices à la circulation ici, tout le monde vivant, travaillant, jouant et habitant autour - on ne sait jamais très bien où une ville commence ni où elle se termine, tant elles ne sont pas construites autour d’un point central mais semblent se dérouler sans fin le long des voies. 

Moalboal est une petite plage le long de laquelle s'entassent quelques hôtels, et offrant une jolie vue sur les îles aux alentours. Nous n'avons malheureusement pas de bonnes photos à vous montrer, le décalage horaire ayant été particulièrement dur avec nous cette fois-ci, nous n'avons pas beaucoup exploré les environs terrestres, mais nous sommes contentés des fonds marins : Moalboal est connue pour ses immenses bancs de sardines nageant à seulement quelques mètres de la plage (photo 3), au menu des centres de plongée la journée et des restaurants à l'heure du dîner. Julien fait une paire de plongées dans les environs, Mylène doit malheureusement rester au sec en raison d’un tympan douloureux, certainement dû à un excès des chansons de Tino Rossi pendant les fêtes.

 
Moalboal et Malapascua, sur l'île de Cebu

Une journée encore nous est nécessaire pour rejoindre Malapascua, au Nord de l’île de Cebu. Malapascua est une petite île de seulement deux kilomètres de long par un de large, pansant encore les plaies du puissant cyclone Yolanda qui arracha tous les toits et la plupart des cocotiers de l’île il y a de ça déjà quatre ans. Un trimaran assurant la courte traversée cahoteuse depuis l’île de Cebu nous dépose sur la plage sud du nom de Bounty Beach. L’île est jolie sans valoir particulièrement le détour mais ce qui nous a attiré ici est la possibilité unique au monde de plonger avec des requins renards. Le lendemain à 5 heures du matin Julien part avec un club de plongée de l’île en direction de Monad Shoal, une île immergée à trente minutes de mer de Malapascua. Les plongeurs s’enfoncent dans les profondeurs en même temps que les premiers rayons du soleil s’élèvent, puis commencent à longer lentement les parois de l’île sous marine à la recherche des requins. Le requin renard est facilement reconnaissable à sa longue et fine queue, et mesure habituellement autour de 5 mètres, la moitié étant constituée par sa queue. Nous ne tardons pas à apercevoir l’élégant animal nager à nos cotés, nous observant du coin de l’oeil et repartant se faire nettoyer par de plus petits poissons comme chaque matin. Nous avons la chance d’en croiser plusieurs ce matin. Voici une petite vidéo pour partager avec vous cette fabuleuse plongée.

Moalboal et Malapascua, sur l'île de CebuMoalboal et Malapascua, sur l'île de CebuMoalboal et Malapascua, sur l'île de Cebu
Moalboal et Malapascua, sur l'île de CebuMoalboal et Malapascua, sur l'île de CebuMoalboal et Malapascua, sur l'île de Cebu

Les jours suivants sont gris et ne permettent plus de profiter des joies sous marines, il pleut par averses et un vent fort balaie l’île. Nous en profitons donc pour aller explorer l’île plus profondément. Nous croisons le chemin de plusieurs villages poussant au milieu de la jungle ou au bord d’une baie et simplement construits autour d’un terrain de basket, le sport national ici, certainement un héritage des américains, et d’un puit. Les ruelles sont vivantes en ce dimanche matin, après la messe, les femmes s’affairent à la lessive et les hommes autour des combats de coqs (photo 3 en bas) pendant que les enfants jouent avec ce qu'ils trouvent (photo 7 bas, une valise...). Même s’il n’y a pas particulièrement grand chose sur cette île, nous nous y sentons bien, les gens sont incroyablement sympathiques et le choc culturel est impressionnant.

Moalboal et Malapascua, sur l'île de Cebu

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